Actes des Assises de la marche en ville - Marseille sept 2021

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Notre territoire avec une communauté d’agglomération de 170 000 habitants, dont 76 000 en ville centre, qui réunit 28 communes est, en fait, un territoire à taille humaine avec 15 kilomètres d’est en ouest et 20 kilomètres du nord au sud qui commence néanmoins à connaître un début de métropolisation. Dans le cadre de 600 000 déplacements quotidiens, la marche représente sur l’agglo 36 % de part modale et en ville 42 %, en ce qui concerne le vélo c’est sur l’agglomération 7 % de part modale et en ville 14 %, c’est-à-dire que sur La Rochelle la moitié des déplacements sont réalisés par un mode actif. L’objectif d’une neutralité carbone en 2040 nécessite, les mobilités générant 27 % des GES, une diminution de 70 % de nos émissions liées aux déplacements et donc la poursuite du développement des modes actifs avec certes du confort pour les cyclistes et les piétons, mais aussi une réflexion sur les infrastructures et une stratégie pour les véhicules de ceux qui sont éloignés dans le périurbain. Compte tenu de son attractivité et du début de métropolisation, ce n’est pas le moment de ralentir nos efforts. On a la chance d’avoir un territoire qui possède une topographie favorable aux modes actifs : il est plat et dans un rayon de 2 km rassemble, au centre, 50 000 habitants sur les 76 000 que compte la ville. On peut donc dire que la marche est réellement compétitive mais on doit avoir conscience de la discontinuité urbaine forte que représentent pour les piétons les voies ferrées qui passent en ville. La gare représente en effet une fracture urbaine entre le secteur étonnant du Marais de Tasdon qui est une zone naturelle d’intérêt écologique ayant fait l’objet depuis quelques années d’une politique de renaturation compte tenu de sa richesse en termes de biodiversité, et le centre-ville à moins de deux kilomètres, pour autant que l’on puisse franchir les voies ferrées de la gare… Aussi le projet de pôle d’échange multimodal consiste-t-il, avec une mise aux normes de la gare sur le plan de l’accessibilité, en une requalification des espaces publics pour retrouver une perméabilité nord-sud à l’aide, en particulier, d’un retournement de l’accès à la gare avec, côté nord, un large parvis et, côté sud, la création d’une vaste zone de stationnement qui à terme de 5 ou 6 ans permettra une neutralisation du stationnement sur la vieille ville et facilitera la vocation du centre-ville à être piétonisé. Une passerelle réservée aux piétons va relier ces deux accès nord et sud. L’accès sud avec la connexion au faisceau routier permettra un accès direct pour les personnes extérieures à La Rochelle et à proximité un site a été choisi pour accueillir un hôpital « urbain » pour lequel 1400 personnes travaillent. En réalité l’aménagement du pôle d’échange multimodal, en ce qui concerne les piétons, ne se limite pas à une passerelle ou un parvis mais est, au-delà de la jonction des deux côtés de la gare, un élément déclencheur pour, à partir du nouveau quartier sud, créer une continuité piétonne qui pourra être aménagée en dépassant l’Encan pour aller vers le port de plaisance des Minimes, la digue Nelson Mandela et l’océan…

Olivier PRENTOUT : olivier.prentout@ville-larochelle.fr - Bertrand AYRAL : bertrand.ayral@agglo-larochelle.fr

PREMIÈRES ASSISES DE LA MARCHE EN VILLE Marseille, 17 setembre 2021 - Actes de la journée

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